Chapitre XXXI : la reprise des combats
« Voici Pâques (15 avril 1218) ; pendant que Simon de Montfort
Avec son frère et Amaury, le cardinal-légat, délibèrent les barons toulousains
Parviennent au camp croisé qu’ils surprennent ; la bataille fait rage
Normands, Bretons, Français tombent taillés en pièces.
378
Messire Armand Chabreus s’abat, fendu en deux,
Quartiers de chairs tranchées, têtes hagardes, membres,
Bras et jambes, mentons et touffes de cheveux,
Tripailles répandues et poitrines ouvertes,
Sang vermeil, corps souffrants couvrent partout le sol.
Les troupes de Montfort attaquent par le flanc ; ils sont si nombreux
Que ceux de la cité vivement tournent bride…
Mais le peuple toulousain surgit des
tranchées, envahit les prés.
Les troupes ennemies à grand fracas se mêlent.
Cris, cors, trompes, clairons ébranlent les murailles,
Font trembler la Garonne et frémir le ciel pur.
Quand le combat prend fin, Toulouse a le cœur lourd ;
Messire de Maurens est durement blessé et le fils du comte de Foix aussi.
De nombreux chevaliers gisent à Montoulieu.
Aujourd’hui le voilà peuplé de chairs meurtries,
Débris de morts, fruits douloureux, fleurs d’épouvante…
Les Croisés accueillent Amaury de Craon, Gilbert de Roches, et Aubert de Senlis à la tête
D’une troupe innombrable et fortement armée. Les Toulousains s’équipent
L’arme au poing, se dirigent vers les fossés aux lices et aux barrières.
La Croisade, au-dehors, s’avance vers les murailles… »
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires







